Introduction cambodge
Phnom penh
Kompong chnang
Takeo
Sihanoukville
Kompong tom
Siemp reap
Battambang
 

Présentation

 

Le Cambodge est un assez petit pays au coeur de l’Asie du Sud Est. Bordé par le Viet­nam, le Laos, la Thaïlande et le Golfe de Siam, c’est un territoire arrosé par le Mékong dont le Lac Ton­lé Sap est une étonnante poche aquatique qui s’étire et se rétrécit au gré des saisons.

Résumer le Cambodge en deux mots pourrait faire dire que c’est le pays du meilleur et du pire. Le pire, c’est l’histoire récente du pays, les pogroms, la misère. Entre 1975 et 1979, le pays a connu un des régimes les plus hystériques de l’histoire, celui des khmers rouges. Evacuation forcée des villes, anéantissement du tissu social, travail forcé, arrestations ar­bitraires, torture, exécutions sommaires, camps d’extermination, les exploits de Pol Pot et de ses acolytes ne manquent pas. Trente ans après la tragédie, les plaies sont visibles.

Le meilleur, ce sont les temples d’Angkor. Le Cambodge possède un patrimoine artistique d’une ampleur consi­dérable. Angkor compte plusieurs centaines de temples dont nombreux croupissent dans la jun­gle et ne sont visités que par les pillards qui leur arrachent leurs décors sculptés. Le Cambod­ge est trop pauvre pour avoir les moyens de protéger ses richesses. Angkor fut révélé par l’explorateur et naturaliste français Henri Mouhot au 19ème siècle. Voici  ce qu’il ressent en découvrant Angkor Watt : « Epuisés par la chaleur et une marche pénible dans un sable mouvant, nous nous disposions à nous reposer à l'ombre des grands arbres qui ombragent l'esplanade, lorsque, jetant les yeux du côté de l'est, je restai frappé de surprise et d'admiration. Au-delà d'un large espace dégagé de toute végétation forestière s'élève, s'étend une immense colonnade surmontée d'un faîte voûté et couronnée de cinq hautes tours. La plus grande surmonte l'entrée, les quatre autres les angles de l'édifice ; mais toutes sont percées, à leur base, en manière d'arcs triomphaux. Sur l'azur profond du ciel, sur la verdure intense des forêts de l'arrière-plan de cette solitude, ces grandes lignes d'une architecture à la fois élégante et majestueuse me semblèrent, au premier abord, dessiner les contours gigantesques du tombeau de toute une race morte ! Les ruines de la province de Battambâng, quoique splendides, ne peuvent donner une idée de celles-ci, ni même laisser supposer rien qui en approche. En effet, peut-on s'imaginer tout ce que l'art architectural a peut-être jamais édifié de plus beau, transporté dans la profondeur de ces forêts, dans un des pays les plus reculés du monde, sauvage, inconnu, désert, où les traces des animaux sauvages ont effacé celles de l'homme, où ne retentissent guère que le rugissement des tigres, le cri rauque des éléphants et le brame des cerfs ».

Les temples d’Angkor ne sont pas la seule at­traction du pays. Il y a d’autres temples, plus anciens, des villes, cer­taines coloniales et en­dormies, des villages aux habitations en bois construites sur pilotis. Les paysages du Lac Tonlé Sap, les vestiges de la station climatique du Bokor avec son hôtel casino en ruines comme dans les Hauts de hurlevent, les plages désuètes de Sihanoukville. Et il y a la capitale, Phnom Penh, ses pagodes, son marché colonial, et lieux de mémoire effrayants.


 
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